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    La Fondation change de peau !

    La Fondation espace écureuil quitte la place du Capitole le temps de se refaire une beauté et de permettre un meilleur accueil pour le public en situation de handicap. Elle s'installe pour quelques mois, d'octobre 2015 à septembre 2016, au 42 rue du Languedoc, Toulouse.

    Nous donnons rendez-vous à notre public dans un autre quartier de Toulouse, sans vraiment nous éloigner du centre. Ce sera l'occasion de découvrir un lieu appartenant à notre mécène,
    la Caisse d'épargne Midi Pyrénées, et d'avoir le plaisir de partager ensemble ce nouvel espace.
    A l'opposé de celui de la place du Capitole, ce nouveau lieu, une plateforme de 375m2 à la lumière zénithale, est comme une page blanche pour nous. A nous d'y écrire un nouvel épisode de la vie de la Fondation.

    Un nouvel espace réinterroge forcément le "comment montrer" ?
    Comment "donner à voir" ? Les œuvres dialoguent avec l'espace, la lumière qui les reçoivent. Et le corps du spectateur, lui aussi, est amené à d'autres déplacements, d'autres points de vue. C'est cette aventure de quelques mois que nous nous proposons de vivre ensemble.

    Puis, nous retournerons, en septembre 2016, place du Capitole, où un espace remanié, repensé, nous attendra pour de nouveaux chapitres à écrire.

    A noter que dans le cadre de notre partenariat avec le Printemps de septembre nous aurons les deux adresses ouvertes, du 23 septembre au 23 octobre.

    « L'espace est un doute : il me faut sans cesse le marquer, le désigner ; il n'est jamais à moi, il ne m'est jamais donné, il faut que j'en fasse la conquête. »
    Espèces d'espaces, Georges Perec.

    Sylvie Corroler- Talairach
    directrice de la Fondation espace écureuil


    > Rencontres hors les murs durant tout l'été à Cahors avec le festival Cahors Juin Jardins
    et installations dans l'Aquarium, vitrine située au 42 rue du Languedoc, Toulouse, visible de la rue 24h/24h

    > Rendez-vous le 1er octobre 2015 pour l'inauguration de l'exposition « Minimal Nature », première exposition présentée dans notre nouveau lieu situé au 42 rue du Languedoc à Toulouse.

    A très bientôt !

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    Plan du lieu

    REVUE DE PRESSE

    La Gazette du Midi (Travaux place du Capitole - 06 juillet 2015)

    www.culture31.com  (22 mai 2014)

    • "Ma vie avec toi", 2015
      "Ma vie avec toi", 2015
    • "Ma vie avec toi", 2015
      "Ma vie avec toi", 2015
    • Emilie Faïf, 2014
      Emilie Faïf, 2014
      Emilie Faïf, 2014
    • Emilie Faïf, 2014
      Emilie Faïf, 2014
      Emilie Faïf, 2014
    • Aïcha Hamu,
      Aïcha Hamu, "Innsmouth", 2014
      Aïcha Hamu, "Innsmouth", 2014
    • Aïcha Hamu,
      Aïcha Hamu, "Innsmouth", 2014
      Aïcha Hamu, "Innsmouth", 2014
    • Aïcha Hamu,
      Aïcha Hamu, "Innsmouth", 2014
      Aïcha Hamu, "Innsmouth", 2014
    • "Bloom", 2012
      "Bloom", 2012
    • Visuel de R. Curchod pour les travaux, 2015-2016
      Visuel de R. Curchod pour les travaux, 2015-2016
      Visuel de R. Curchod pour les travaux, 2015-2016

    Quelques informations sur le 3 place du Capitole

    • A partir du XIVe siècle, se situait en cet emplacement le collège Saint-Martial fondé en 1359 par le pape Innocent VI, dans la maison du Chevalier et capitoul Guillaume Pons de Morlan.
    • En 1792, une partie du collège est louée pour établir le Théâtre de la Liberté et de l'Égalité (nommée par les Toulousains, peu républicains, Salle Saint-Martial). La Salle du Capitole voisine, devenue Théâtre de la République à la Révolution, se détériore au point d'être fermée en 1800. La salle de spectacle prend place dans le jardin du collège. Des pièces révolutionnaires y seront jouées, le répertoire classique sera républicanisé. Peu entretenues, les deux salles menaçant de tomber en ruines seront définitivement fermées en 1808, rendant à un Théâtre du Capitole rénové ses fonctions.
    • Au début du XIXe siècle (1811), la place du Capitole bénéficie d'un programme d'embellissement, sur les plans de l'architecte J.-P. Virebent ; les façades du numéro 3 n'échapperont pas à cette uniformisation stylistique aujourd'hui encore jalousement protégée.
    • Dans les années 1890, un "Grand café" occupe une partie importante de ce côté du Capitole, englobant l'emplacement de la Fondation.
    • Entre 1910 et 1921, le 3 place du Capitole accueillait une armurerie, mais il n'est pas certain qu'elle se soit située au rez-de-chaussée de l'immeuble.
    • Une photographie datée du 16 septembre 1944, prise lors de la venue général de Gaulle à Toulouse, indique que l'emplacement actuel de la Fondation se trouvait partagé entre, d'une part, un restaurant, d'autre part un fournisseur de tabac / papeterie, "Au paradis des fumeurs". Cette enseigne existe toujours en novembre 1951.
    • Peut-être une quincaillerie, à la fin des années 1960 et au début des années 1970 ? L'enseigne du lieu est alors "Ceramica".
    • Il est possible qu'entre 1970 et 1984, une salle de billard ait été abritée entre ces murs, le Conti, mais là encore pas de certitude sur son emplacement exact, ni aucune photo.

    • Extrait d'un plan de 1631
      Extrait d'un plan de 1631
      Extrait d'un plan de 1631
    • Emplacement de la Fondation, vers 1892
      Emplacement de la Fondation, vers 1892
      Emplacement de la Fondation, vers 1892
    • 14 juillet 1899
      14 juillet 1899
      14 juillet 1899
    • En 1944, venue du général de Gaulle
      En 1944, venue du général de Gaulle
      En 1944, venue du général de Gaulle
    • Au paradis des fumeurs, document de 1951
      Au paradis des fumeurs, document de 1951
      Au paradis des fumeurs, document de 1951
    • En 1968, pendant les manifestations
      En 1968, pendant les manifestations
      En 1968, pendant les manifestations
    • En 1971, travaux du parking souterrain
      En 1971, travaux du parking souterrain
      En 1971, travaux du parking souterrain

    1992 - 1994 : de l'agence bancaire au lieu d'exposition

    L'histoire de l'espace écureuil débute en 1992 ; il occupe alors les quatre caves voûtées situées sous l'agence Caisse d'Épargne du 3 place du Capitole, inaugurée en juin 1992. Le temps d'un été, y ont déjà été exposés les travaux d'un jeune peintre-décorateur toulousain.

    Ce lieu atypique acquiert le nom d'« espace écureuil » en septembre 1992, et présente sous cette appellation des œuvres du fonds du Musée d'Art Moderne de Toulouse, avec le concours d'Alain Mousseigne qui deviendra par la suite directeur du Musée des Abattoirs.
    Rapidement, le fonctionnement du lieu d'exposition subit le rythme de l'agence, qui ne favorise pas les visites (pas plus de 80 personnes par semaine...). De décembre 1992 à janvier 1993, la seconde exposition, d'un jeune talent régional, rencontre un succès plus important, en raison notamment d'une communication nourrie autour de l'événement. Mais clairement, il semble intimidant ou peu naturel pour le public d'accéder à l'exposition en passant par l'agence.

    Le projet est temporairement abandonné, une solution recherchée.
    En juin 1993, Blanche-Marie Aussenac, première directrice de l'espace, est chargée de proposer un projet d'animation pour le lieu. Elle travaille avec Michel Ramonet, directeur de la communication institutionnelle de la Caisse d'Epargne de Midi-Pyrénées.
    La fermeture de l'agence est acceptée, elle rejoint en mars 1994 l'agence Caisse d'Épargne de Jean Jaurès.

    Un lieu d'exposition d'art contemporain occupera désormais exclusivement le 3 place du Capitole.

    1994 - 2003 : l'Espace Ecureuil

    En attendant des travaux visant à modifier le rez-de-chaussée - jusqu'alors dédié aux activités bancaires -, seul le sous-sol accueille des expositions, en partenariat avec le Musée d'Art Moderne ou la mairie de Toulouse. En 1994, après une fermeture temporaire pour réaménagement, la vie de l'espace débute réellement : ce sera un lieu d'exposition, de rencontres et de conférences : on y accueillera des séances de dédicace, des mini-concerts, ...
    Des écrans et des bornes interactives sont initialement envisagés, informant des spectacles à venir, et permettant de réserver sa place de théâtre. Ces installations ne verront cependant pas le jour.

    Le lieu, d'une surface d'environ 400 m2, dispose d'un rez-de-chaussée de 190 m2 (hauteur sous plafond maximale de 3,5 mètres) et de quatre caves voûtées en brique, typiques de l'architecture toulousaine.
    Dès les premières lignes du projet, est soulignée la volonté de mettre en place une programmation pertinente, ne cédant ni aux modes, ni aux attraits de l'événementiel. Ouvert de 10 à 19 h, l'Espace Écureuil accueille occasionnellement des manifestations en soirée ou le dimanche.
    Le projet très ambitieux de maintenir le rythme d'une conférence par semaine et de dix expositions par an ne sera pas réalisable, et ces dernières se succéderont progressivement tous les deux mois (c'est encore le cas aujourd'hui).

    A l'époque de la création de l'Espace Écureuil, seuls trois lieux culturels sont mécénés à Toulouse par des entreprises :

    • l'Espace Matra, exposant de l'art graphique, des artistes contemporains jeunes ou confirmés, qui cependant s'ouvre peu aux publics extérieurs ;
    • l'Espace EDF-Bazacle, ouvert à différentes pratiques et occasionnellement à l'art contemporain ;
    • le Centre culturel de l'Aérospatial, dont l'image ne s'associe pas non plus à l'art contemporain.

    Initiative locale - et sans équivalent - de la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées, l'entreprise choisit de ne pas cibler l'activité de son espace d'exposition sur les pratiques amateurs, à la différence d'autres banques.
    Cette volonté de diffuser la création actuelle est encouragée par la rareté des lieux d'exposition d'art contemporain sur Toulouse, en attente du Musée des Abattoirs qui ne verra le jour qu'en 2000. De plus, la période est alors aux restrictions budgétaires en matière de culture. L'art contemporain connaît dans les années 1990 une crise, choisir de le représenter est une prise de risques, notamment car les plasticiens exposés ne sont pas toujours soutenus par des galeries ou reconnus par les professionnels. Pour la Caisse d'Épargne, l'espace doit être moteur de l'activité culturelle régionale et renforcer son image, les valeurs de proximité et d'engagement qu'elle défend. Elle pense également répondre à une attente des artistes régionaux.
    L'Espace Écureuil sera attentif à la qualité des expositions, qu'il présente des artistes de renom ou régionaux, et se voudra ouvert à un large public, encouragé par sa gratuité et sa situation géographique avantageuse, au centre de la ville.
    Plusieurs années durant, un catalogue sera édité pour chaque exposition.


    Le projet pédagogique

    Très tôt, l'espace s'ouvre aux établissements scolaires à l'occasion de remises de prix et du projet pédagogique - renouvelé chaque année depuis cette période, invitant enfants et parents, même peu attirés par l'art contemporain, à découvrir le lieu. A la différence d'autres lieux, l'espace écureuil s'engage auprès d'établissements géographiquement éloignés, ne ciblant pas uniquement son action sur les publics scolaires de proximité. Une présentation de l'exposition, des documents sont proposés aux professeurs après son ouverture, afin qu'ils préparent leur visite avec les élèves.


    Aménagement intérieur

    La visibilité de l'Espace Écureuil sera pendant plus de vingt ans rendue difficile par la présence d'un distributeur automatique de la banque, situé entre ses deux portes sur la façade. Souvent confondu avec une agence, son architecture intérieure en conservera les traces jusqu'aux importants travaux de 2016-2017. Les murs seront longtemps peints d'un rose saumon clair. Le mobilier datant de l'agence et des premières heures du lieu culturel, ne disparaîtra quant à lui que très progressivement des locaux.

    http://www.caisseepargne-art-contemporain.fr/images/diaporamas_fr/photo_5404T2.jpg

    1997

    http://www.caisseepargne-art-contemporain.fr/images/diaporamas_fr/photo_5403T2.jpg

    2005

    http://www.caisseepargne-art-contemporain.fr/images/diaporamas_fr/photo_5402T2.jpg

    2006

    Les expositions de l'Espace Écureuil (liste non exhaustive)

    1996

    • Exposition collective « Itinéraires », octobre 1996 (-?)
    • Exposition collective « La vie n'est pas parfaite », 1996
    • Vladimir VELICKOVIC, novembre 1996 - janvier 1997

    1997

    • Collection du Château de Plieux, février – mars 1997
    • Jürgen SCHILLING, « D'après nature », mars – mai 1997
    • Exposition pédagogique « Hors cadre, un métro, des artistes, des élèves », mai 1997
    • Jean SUZANNE, « Archéologie future », septembre – novembre 1997

    1998

    • René SULTRA, Maria BARTHÉLÉMY, « Polymères », avril – mai 1998
    • Louis PONS, « Reliefs », juin – août 1998
    • Albert BITRAN, « Arcades », septembre - novembre 1998
    • Henri CUECO, « Morceaux choisis », novembre 1998 – janvier 1999

    1999

    • Exposition collective « A corps perdu », février 1999 (en partenariat avec l'espace départemental d'art contemporain Cimaise et Portique, Albi)
    • André-Pierre ARNAL, « Déroulements », mars – avril 1999
    • Exposition pédagogique « Morceaux choisis », mai 1999
      • (Conférence - débat – dédicace de Dominique Baudis, 14 juin 1999)
    • Tony SOULIE, « Territoires nomades », juin - juillet 1999
    • Jan GROOVER, « Photographies », septembre – novembre 1999
    • Exposition collective « Quoi peindre, donc ? », novembre 1999 – janvier 2000

    2000

    • Beate HONSELL-WEISS, « MM in situ », février – mars 2000 »
    • Vincent BIOULES, « Nus, paysages et mythologies », mars - mai 2000
    • Exposition collective « Peindre en l'an 2000 », mai 2000
    • Peter KLASEN (Rétrospective), juin - juillet 2000
    • Albert RAFOLS-CASAMADA, « Esapi i llum », octobre – novembre 2000
    • Jean LE GAC, « Un peintre », novembre 2000 - janvier 2001

    2001

    • Michel CURE, « La couleur nue », janvier – mars 2001
    • FRANTA, « Œuvres choisies », mars - avril 2001
    • Exposition pédagogique « Fiction », mai 2001
    • Gérard TITUS-CARMEL, « Forêts, nielles et quartiers d'hiver », juin – juillet 2001
    • Collection Cérès Franco, « L'art sous pression », Octobre – décembre 2001
    • Jean-Pierre PINCEMIN, « Foreign Office », décembre 2001 – janvier 2002

    2002

    • Jean-Luc PARANT, « La matière du regard », 28 février – 20 avril 2002
    • Exposition pédagogique « Portrait d'une boule : des boules déboulent » mai 2002
    • François ROUAN, « Mirótopos topomiro », juin – juillet 2002
    • Jean-Paul HERAUD, « Soufre et Corbeau », octobre 2002 – janvier 2003

    2003

    • Bernard PAGES, « Ajustage et débordement », janvier - mars 2003
    • LE GAC, BIOULES, PINCEMIN, TITUS-CARMEL, « Au vif de la peinture », mai - juillet 2003
    • Judith REIGL, « Peintre », octobre 2003 – janvier 2004

  • FONDATION D'ENTREPRISE ESPACE ÉCUREUIL POUR L'ART CONTEMPORAIN - 3 PLACE DU CAPITOLE - 31000 TOULOUSE
    Tél. 05 62 30 23 30 - contact(at)caisseepargne-art-contemporain(.)fr
    Ouverture du mardi au samedi de 11h à 19 h 30 et le premier dimanche du mois de 15 h à 19 h 30. Entrée gratuite